Les rênes JL

N’oubliez jamais, qu’un bon travail commence d’abord et toujours par l’obtention d’une bonne activité des postérieurs pour avoir une impulsion suffisante et indispensable à un travail efficace et bénéfique. La main étant le régulateur de l’impulsion des postérieurs et de ce que vous ressentez.

 

La grande particularité et le grand avantage de ces rênes, est d’être sans points fixes au niveau de la sangle au contraire de tous les enrênements existant sur le marché.

Vous remarquerez que ces rênes possèdent plusieurs variantes, vous apprendrez à utiliser l’une ou l’autre en fonction du cheval que vous aurez au travail et du travail que vous voulez effectuer sur ce cheval.

Toutes ces variantes peuvent être utilisées pour le travail sur le plat et à l’obstacle.

Toutes les variantes pouvant aussi être appliquées au travail à la longe.

Vous avez la possibilité d’acheter les différentes options plus tard si vous le désirez.

 

Au début vous aurez besoin d’un temps d’adaptation et le cheval aussi car vu l’absence de points fixes, vous n’avez plus d’actions directes sur la bouche du cheval et vos repères sont changés. Vous allez devoir mieux utiliser vos jambes et vos mains pour obtenir un résultat et un travail qui seront durables dans le temps quand vous aurez compris la façon dont agissent ces rênes.

Effets

Ces rênes ne tirent pas le cheval vers le bas par un point fixe situé sur la sangle comme les enrênements, ici le cheval est suspendu au niveau de son garrot ce qui facilite le travail, l’arrondissement du dos, l’engagement des postérieurs quelque soit la position de l’encolure. Il est plus facile d’obtenir l’engagement des postérieurs quand le cheval est suspendu à son garrot plutôt que de lui tirer la tête vers le bas et ensuite essayer de renvoyer ses postérieurs pour les réengager.

 

 

Quelle que soit la version utilisée :

 

Les rênes améliorent et développent toute la musculature du cheval de façon harmonieuse et équilibrée.

Elles améliorent l’engagement des postérieurs du fait de la suspension du cheval au niveau de son garrot.

Elles renforcent la sangle abdominale et le dos du cheval.

On constate une meilleure amplitude de foulée, les chevaux ont tendance à prendre du terrain du fait de l’allégement de l’avant-main.

Ces rênes peuvent également s’utiliser au travail sur l’obstacle. Elles provoquent une meilleure poussée des postérieurs et canalisent le cheval dans son saut et sa trajectoire.

En plus de son travail sur le cheval, elles obligent le cavalier à mieux utiliser ses aides. En effet, par le fait que les rênes sont coulissantes, le cavalier n’a pas non plus de point fixe sur le mors et il est donc obligé d’apprendre à mieux se servir de ses jambes pour canaliser son cheval dans le travail en général et dans les virages. On constate au fil du temps que le cavalier a moins tendance à tirer même quand il remet des rênes classiques, les mains deviennent plus stables et le cheval se met plus aisément en place car il garde des points de repères stables et moins contraignants.

Dans la pratique

Observations

Avec le temps et plusieurs années d’utilisation, j’ai remarqué qu’il était bon de commencer à travailler les chevaux avec la version «rênes déviées» car il y a moins de résistances du cheval.

 

Préparation musculaire

Les rênes déviées donnent une bonne préparation musculaire au cheval. Elles permettent de travailler dans différentes positions et ainsi de développer les différents groupes musculaires. Le cheval se portant, il développe une musculature harmonieuse.

La base de l’encolure se renforce et permet son maintien dans une position correcte. La musculature du garrot et de la partie supérieure des épaules se développent et ainsi diminue les problèmes de compression au niveau du garrot.

Par l’amélioration de l’amplitude des foulées, la musculature des épaules se développe à son tour.

Par la position de travail, la sangle abdominale se renforce et donne au cheval une position de travail optimale pour muscler son dos correctement et de ce fait diminuer les problèmes vertébraux.

L’engagement des postérieurs et leurs mouvements étant facilités, les muscles de la croupe se développent également.

Une bonne musculature protège les articulations et permet au cheval de donner le maximum de ses possibilités.

 

Obstacle

Les rênes déviées aident le cheval à se canaliser et ainsi à trouver un mouvement plus correct dans le saut. Elles aident le cheval à s’arrondir, favorisent la montée du garrot et la bascule du cheval. A la longue, le cheval améliore son saut et garde cette amélioration.

 

Evolution

Plus tard, on pourra utiliser la version avec la têtière qui va entretenir la musculature mise en place par les rênes déviées. Cette version oblige le cheval à tenir son encolure plus rassemblée et plus haute. Cette version va renforcer encore la musculature, la ligne du dessus de la nuque jusqu’à la queue et favoriser la poussée des postérieurs.

Le cavalier peut à tout moment laisser descendre l’encolure du cheval.

 

Constatations

J’ai fait travailler beaucoup de chevaux avec ces rênes et, en peu de temps, j’ai constaté plusieurs choses:

  • Les chevaux qui n’ont pas d’amplitude, en retrouvent.

  • Les chevaux se portent et s’engagent mieux.

  • Même en travaillant vers le bas les chevaux se portent et s’engagent.

  • Les cavaliers apprennent à mieux utiliser leurs aides.

  • Les cavaliers ont moins tendance à tirer et leurs mains restent plus stables.

  • Si on remet des rênes classiques, les chevaux retrouvent leur place à condition que les mains du cavalier restent en place comme avec les rênes de travail.

  • La musculature se développe rapidement et harmonieusement.

  • Les chevaux ont moins tendance à s’enfermer.

Sécurité

La sécurité dans l’utilisation de ces rênes est qu’en cas de difficulté du cavalier ou si le cheval se défend de manière trop importante ou dangereuse, il suffit au cavalier de lâcher les rênes pour libérer le cheval.

  1. Composition de base:

  • Un collier de chasse réglable avec des anneaux

  • Une martingale fourche réglable

  • Deux martingales séparées réglables

  • Une têtière

  • Une paire de rênes en cuir

 

 

Compléments en option :

  • Une paire de rênes à clips

  • Une paire de rênes autorisées en compétition

  • Une paire de rênes pour longer

 

 

 

Le collier de chasse se place tout-à-fait normalement.

La martingale fourche s’utilise pour les rênes déviées.

La martingale fourche et les deux martingales séparées s’utilisent pour le travail avec la têtière. Elles sont attachées au collier de chasse à des hauteurs différentes, la fourche étant placée plus bas que les martingales séparées. La longueur de toutes les martingales varient en fonction de l’effet désiré.

La têtière est mise en place sur la têtière du bridon.

Les rênes coulissent de chaque côté dans les martingales et si nécessaire dans la têtière.

Rênes déviées

A l’observation de la photo, vous pouvez voir qu’il n’y a pas de point fixe, les rênes sont entièrement coulissantes car elles passent dans les différents anneaux et sont tenues par les mains du cavaliers. C’est donc le cavalier qui a toutes les commandes en mains et qui peut doser le travail en fonction des réactions du cheval. Le cheval n’a pas la possibilité de se bloquer sur un point fixe, c’est le cavalier qui gère par ses mains la résistance à opposer au cheval. 

Mise en place

Mettre le collier

Placer la martingale fourche à la hauteur désirée sur le collier de chasse

Les rênes viennent de la main du cavalier, passent directement dans les anneaux du mors pour poursuivre dans les anneaux de la martingale fourche fixée au collier de chasse et revenir à la main du cavalier.

Le cheval est donc suspendu au niveau de son garrot, dans les mains du cavalier.

 

Observations

Cette version oblige le cheval à relever la base de l’encolure, ce qui provoque un travail du dos, des abdominaux et l’engagement des postérieurs.

En fonction du réglage des martingales, on peut travailler le cheval avec un port de tête à des hauteurs différentes et ainsi faire travailler les groupes musculaires dans des positions variées.

Au fil du temps, on peut aussi constater une amélioration de l’amplitude des foulées, une amélioration de l’engagement et une liaison entre l’avant-main et l’arrière-main ce qui est souvent difficile à obtenir.

 

On peut aussi travailler à l’obstacle avec ces rênes pour arrondir le saut sans qu’il puisse y avoir un blocage sur un point fixe.

 

Rênes avec la têtière 

 

A l’observation de la photo, vous pouvez voir qu’il n’y a pas de point fixe, les rênes sont entièrement coulissantes car elles passent dans les différents anneaux et sont tenues par les mains du cavaliers. C’est donc le cavalier qui a toutes les commandes en mains et qui peut doser le travail en fonction des réactions du cheval. Le cheval n’a pas la possibilité de se bloquer sur un point fixe, c’est le cavalier qui gère par ses mains la résistance à opposer au cheval.

 

 

 

 

Mise en place :

 

Mettre le collier de chasse en place.

Mettre la têtière sur celle du bridon.

Attacher la martingale fourche plus bas que les martingales séparées.

En partant de la main du cavalier, la rêne passe dans un anneau de la martingale fourche puis dans l’anneau du mors, remonte dans l’anneau de la têtière pour revenir dans l’anneau d’une martingale simple qui est plus longue, du même côté et revient à la main du cavalier qui a donc deux rênes dans chaque main.

Les anneaux de la martingale fourche pour les rênes inférieures sont placés à l’extérieur des anneaux des martingales séparées pour les rênes supérieures.

Il en est bien sûr de même de l’autre côté.

 

 

Observations

Cette version a des actions différentes en fonction du réglage des martingales, celles-ci agissent différemment en fonction de leur position par rapport à la colonne cervicale du cheval.

Les rênes inférieures vont limiter l’angle tête-encolure et la position de la tête et les rênes supérieures vont déterminer la position de l’encolure en fonction de la hauteur des anneaux dans lesquels passent les rênes supérieures.

Cette version renforce encore plus la ligne du dessus du cheval, des oreilles à la queue.

Il renforce aussi la poussée des postérieurs à l’obstacle.